dimanche 4 juillet 2021

dictature sanitaire

La dictature sanitaire est là. Il va falloir y passer. On n'a pas le choix, ils sont plus forts que nous. Nous avons été vaincus. Ils détruisent méthodiquement tout ce que nous avons arraché à l'oppression, les institutions sociales collectives. Les seules collectivités qui les intéressent sont les collaborateurs, ceux qui collaborent à la richesse de quelques uns. À condition qu'ils ne s'organisent pas pour autre chose que la prospérité des chefs. Le marché du travail a été flexibilisé et continue de l'être, les prestations sociales diminuées, la baisse du niveau de vie programmée et en bonne voie. Voilà qu'ils s'attaquent à nos corps, nous devons nous injecter le produit de leur politique de destruction de l'hôpital public, nous devons mettre dans nos cellules les milliards dont se goinfrent les marchés financiers, nous devons être en urgence les cobayes d'un marketing planétaire, nous devons servir de test au premier pilotage biologique de l'humanité à échelle mondiale, nous devons nous soumettre au contrôle social généralisé qui doit s'assurer que chacun d'entre nous est soumis à ce diktat. Tu dois accepter le contrôle et la surveillance intégrale de ton existence afin que les rouages du marché puissent continuer à tourner




mercredi 30 juin 2021

Dernier jour

Dernier jour

Crois-tu

Je vais continuer sans toi

Je garde au coeur ta beauté

Qui n'est pas seulement ta beauté

Mais l'envie d'être

De continuer à humer l'aube sereine et chaude des journées brûlantes

À marcher sous l'orage

Et toi quelque part

Partout

Dessinée sous l'horizon 

mardi 29 juin 2021

commencer à vivre

 Qui pèse ce matin sur ton crâne ?

Qui t'encombre ?

Tu voudrais commencer à vivre

Le café coule

Les arbres muets derrière la vitre

Se balancent

vendredi 25 juin 2021

Hier encore deux représentations du Manuscrit des chiens III avec Mathieu Desfemmes et Laura Zauner dans une école de Grigny II, dans une petite salle annexe de l'Ecole Jean Perrin. Formidable écoute des CM1 et CM2, la poétique de Jon Fosse, cette vie de chien racontée avec humanité, tendresse, humour, ce combat, au fond, d'un être vivant pour préserver sa place au sein d'un microcosme, a visiblement embarqué les enfants. Le théâtre est une magnifique école du langage, une école des signes. Quoi de plus essentiel pour l'émancipation ? La langue, ici une traduction du norvégien, est l'instrument d'un système de signe plus large (les corps, les voix, l'espace) et elle est ainsi mise au service de l'imaginaire et de la pensée. Elle n'enferme pas dans des représentations toutes faites, dans une réalité idéologiquement préparée. Sans elle, comment respirer ? Comment imaginer la possibilité d'une communication, d'un partage, qui ne soit pas un dressage, donc une école de la violence ? Le théâtre ça sert à ça. Emotions et protocoles compassionnels se vendent aujourd'hui à la tonne dans l'information et l'industrie du diverstissement (qui ont pratiquement fusionné), mais dissociées de toute pensée critique, de toute mise à nu de leurs fabrications. De la pâtée pour chien, justement !



dimanche 20 juin 2021

Juin toi

 Juin toi vivante

Derniers instants

Vivre n'est rien d'autre

Une fin imminente

Avant l'irréparable

Caresse du vent par la fenêtre ouverte

Sur le toit une tourterelle roucoule

Deux croches une noire infiniment répétées

Berceuse d'ennui

Musique de l'absence

samedi 19 juin 2021

Je n'avais rien d'autre

 Je n'avais rien d'autre entre les doigts que les doigts de l'autre rive pour que coule le fleuve de vivre


vendredi 18 juin 2021

Reste là

 Reste là ne bouge pas

Tombe si tu dois

N'offre rien

Habille-toi de mon parfum

Roule-toi sur le talus

Dévale dévale toujours

Emporte

Tu remonteras bien assez tôt