mardi 1 juin 2021

 




Je me souviens de tant de juin
Tu étais le parfum des buissons de terrains vagues
Sur les talus au bord de la départementale
Tu dansais au vent des coquelicots mesdames
Et les oiseaux si doux chantaient dans le jardin du matin juste commençant
Imbécile je l'étais tendrement
Tellement imbécile -
Juin joie d'amour
Courir dans l'air léger

8ème jour

I


ll arrive qu'on croise des sirènes nageant dans le bocal des affiches publicitaires.










De retour des ateliers CEMEA et Ecole de la 2ème chance. Journée dense, toujours s'adapter, trouver de nouvelles pistes. Grosse énergie du côté du CEMEA, un groupe formidable, pro-actif. Je leur ai proposé de raconter une histoire urbaine, prise en note et écrite par quelqu'un d'autre.Le groupe " 2ème chance " est tout autre, moins soudé, plus timide. Plus compliqué à mobiliser, avec quelques barrières de compréhension. Mais on y arrive.

Un bonne bière avec Lordon sur une terrasse ensoleillée, what else ?. Son humour et sa rigueur m'enthousiasment. L'époque nous oblige à penser le renversement. Ma pièce n'a pas d'autre choix que trouver un lien avec ça. Gros chantier. Gros retard.





lundi 31 mai 2021

Ville clandestine avec un groupe du CEMEA, quartier de la gare

 

J'ai proposé au groupe une " brève exploration d'une ville inconnue" : la mission était de revenir avec des traces en image et en son, recueillis pendant une libre pérégrination individuelle dans le quartier.

Retrouvailles pour ma part au détour d'une rue avec le TAPS, salle de la Laiterie toute proche où voici 6 ans mon texte " Un qui veut traverser " était lus, mis en espace (proposition scénographique) accompagnée de dégustation de croque-en-bouche spécialement préparés! Grand souvenir de rencontre avec Ronan Chéneau, Olivier Sylvestre, Julie Rosselot-Rocher et Simon Diard.




samedi 29 mai 2021

"Villes clandestines " avec l'Autre-Scène à Sélestat (résidence TNS)


 








Safari littéraire ( avec des photos) dans Sélestat avec un groupe qui fréquente l'Autre-Scène, fondée par Séverine et Fernando Deassis : théâtre et accueil des réfugiés (grâce à des logements neufs dans une magnifique bâtisse au dessus du piccolo, salle de répétition équipée son et lumière). Le site 

http://l-autrescene.fr/ 




vendredi 28 mai 2021

Un après midi avec les Pontonniers en fête (résidence TNS)


 Aujourd'hui le lycée des Pontonniers est en fête

100 jours avant le bac on se déguise

Traditions du "Persan"

ambiance festival de Cannes

Filles en robe de soirée et talons

Garçons en costard

On s'amuse glamour

Du coup les lectures de textes " villes barbares " produits par l'atelier ont eu lieu sur fond de fête
La meilleure bande-son qu'on puisse imaginer
Vous savez quand la fête est dehors et que les personnages rentrent
Le son monte très fort puis passe en sourdine

Et si vous voulez lire les texte
Voir les photos
C'est là




































































mardi 25 mai 2021


 



Premier jour de résidence.

Joggers sur les berges de l'Ill au coeur de "l'Eurométropole" de Strasbourg

Les réflexions de Guillaume Faburel dans " Les métropoles barbares  " me reviennent. Il y explique comment le pilotage managérial des grandes villes consiste à leur forger une identité forte, véhiculée par une "marque" (branding)  à forte valeur ajoutée. Ainsi Strasbourg est dite " Eurométropole " et se retrouve par là reconfigurée dans un récit valorisant. Mais ce n'est pas qu'une affaire de capital symbolique car parallèlement, par ses aménagements, elle fabrique des modes d'être urbain vertueux et on assiste à une intervention de plus en plus grandes des politiques publiques dans la relation des habitants avec leur corps. 
Le culte de la performance à l'échelle d'une métropole au niveau européen ou mondial englobe aussi  les pratiques quotidiennes et individuelles. Et quand on sait que  l'application "Strava" compile toutes les données des adeptes du running dans douze grandes villes du monde...on peut savoir où on court le plus, et à quelle vitesse.
"Car les pratiques sportives et les stratégies équipementières qui leur sont associées sont un des premiers véhicules de la colonisation des imaginaires et du gouvernement des corps dans une perspective économique"



vendredi 5 mars 2021

Dernier jour à Villeneuve : un jardin retrouvé, l'écriture déjà





        Juillet 98, Villeneuve en scène : la " trilogie de la dépendance, opus 1", une de mes premières concrétisation d'auteur à la scène avec la proposition de Marc Baylet-Delpérier, jouée pendant le temps du festival.

                 J'apparaissais sur scène avec des amis, Philippe Hérisson, Claire Engel et même la famille, puisque ma fille Violette y apparaissait avec les enfants de Marc. Une véritable expérience de troupe. Nous logions tous dans une villa du voisinage. Il y était question d'art et d'amour. Nous jouions dans ce très grand jardin où l'espace réservé aux spectateurs était minuscule au regard de la profondeur du terrain. Un grand souvenir. La foule n'était pas au rendez-vous, mais la fête oui, notre engagement collectif pour un poème.

            La représentation se donnait en soirée. Un soir de 14 juillet, où nous avions décalé la représentation à 23 h pour cause de feu d'artifice, la police est entrée par le fond de scène en pleine représentation, à cause du bruit. Dans tous les spectacles de Marc, le volume était considérable. Je me revois m'expliquer avec les brigadiers juste avant de jouer, à la vue des spectateurs, qui ont dû croire à une apparition prévue par la mise en scène. Il faut dire qu'avec la distance et l'obscurité, l'événement a pu passer inaperçu. Mais pour nous c'était énorme. Un contrôle d'identité sur scène. Le spectacle ne s'est pas arrêté pour autant. Ce fut surréaliste.



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